Il était une fois… le doggy bag

Doggy bag_MAxime Juneau

Il fait partie du paysage aux États-Unis et est assez répandu ici. Il est mal vu dans la plupart des pays d’Europe, où on craint d’avoir l’air radin si on le demande. Son utilisation est encouragée, affiches à l’appui, dans certaines provinces de Chine, alors qu’en Australie, l’idée de le proposer rend les restaurateurs frileux, car ils craignent que cette pratique présente des risques alimentaires.

Texte de Véronique Leduc
Photos de Maxime Juneau – letatbrut.com
Retouche de Mathieu Leblanc | Stylisme de Michelle Diamond

Le doggy bag, ou emporte-restes, est connu partout sur la planète, mais son origine reste floue. Est-ce que l’habitude de demander au serveur d’emballer les restes d’un repas pris au restaurant a vu le jour aux États-Unis, durant la Deuxième Guerre mondiale, période pendant laquelle il n’était pas question de gaspiller de la nourriture qui pouvait à tout le moins être donnée aux chiens, d’où le nom doggy bag? Ou l’idée est-elle plutôt née dans l’esprit du propriétaire du Steak Joint, à New York, en 1949? Celui-ci, pour éviter le gaspillage, avait fabriqué des sacs décorés de terriers écossais qui permettaient à ses clients de rapporter leurs restes sans être embarrassés. Après tout l’image l’indiquait clairement: ces surplus étaient destinés au chien!

Les avis sont partagés, mais on s’entend pour dire que le doggy bag est né aux États-Unis, tout près de chez nous, ce qui explique sûrement pourquoi plusieurs Québécois assument sans gêne le fait de rentrer du restaurant avec un sac sous le bras.

Sources: «Mobilisation pour convertir les Français au doggy bag», Le Figaro.fr, octobre 2014; «Uncertain origins of American doggy bag», Philly.com, mars 2013; The Lexicon of Real American Food, Jane et Michael Stern, 2011.


 

Ce texte est paru initialement dans le numéro 2, Restaurants, en avril 2015.