Les actus de la semaine: «prendre une brosse» dans le dictionnaire, hiver mortel pour les abeilles, les quotas en question, une semaine dédiée aux insectes et plus

Chaque vendredi, Caribou vous propose un rattrapage des actualités de la semaine dans la sphère agroalimentaire québécoise.

À lire sur cariboumag.com

Le meilleur sommelier des Amériques sera-t-il Québécois?
Dans quelques jours aura lieu la compétition de Meilleur sommelier des Amériques, à Montréal. Les deux Québécois Carl Villeneuve-Lepage et Pier-Alexis Soulière tenteront d’ajouter un autre titre à leur CV: celui du Meilleur sommelier des Amériques.

Ailleurs sur le web

Prendre une brosse avec Robert
Cette semaine, Le Petit Robert et Le Petit Larousse ont dévoilé la liste des nouveaux mots que contiendront leur édition 2019. Plusieurs mots reliés à la cuisine, et déjà abondamment utilisés, feront leur entrée dans le Robert, tel que ristretto (café très serré), chia et superaliments. Le terme néonicotinoïde (insecticide neurologique dérivé de la nicotine) est aussi du lot des nouveaux mots 2019. Finalement, l’expression québécoise «prendre une brosse» (se saouler) apparaîtra aussi dans les pages du dictionnaire français.

Du côté du Petit Larousse, les termes flexitarien (mode d’alimentation principalement végétarien mais incluant occasionnellement viande ou poisson) et mixologie (art de confectionner des cocktails) seront notamment ajoutés à l’édition 2019.

Non au partage des pourboires
Le milieu de la restauration s’est organisé en début de semaine et une soixantaine de personnalités ont signé une lettre ouverte qui a été envoyée aux quotidiens québécois afin de demander au gouvernement de modifier la Loi sur les normes du travail. La démarche vise à permettre aux employeurs qui le souhaitent de mettre en place une convention de partage des pourboires dans leur établissement, une pratique qui est pour le moment interdite.

Mais, après que l’Association des restaurateurs du Québec ait plaidé en faveur de cette décision le 15 mai à l’Assemblée nationale, la ministre du Travail, Dominique Vien, a affirmé ne pas avoir l’intention d’accéder à la demande.

Un hiver mortel pour les abeilles
Partout au Québec, la saison froide a été fatale pour plusieurs colonies d’abeilles, et certains producteurs ont perdu de 40% à 80% de leurs abeilles. Difficile de savoir exactement ce qu’il s’est passé puisque plusieurs facteurs influent sur le taux de survie des abeilles. Un parasite et la météo changeante sont entre autres pointés du doigt. À Ferme-Neuve, Anicet Desrochers croit qu’il va falloir modifier les techniques et la technologie pour s’adapter aux nouvelles réalités climatiques… 

Et sur une note positive, alors que se tiendra le 20 mai la Journée mondiale de l’abeille, le journaliste Mathias Marchal du journal Métro s’est intéressé à l’apiculture urbaine dans l’article Trois choses que vous ne saviez (probablement) pas sur les abeilles à Montréal.

L’assiette québécoise se transforme
Selon Francine Rodier, professeure au département de marketing et chercheuse associée à l’Observatoire ESG UQAM en consommation responsable, il y a au Québec une évolution en faveur de l’alimentation locale. Selon elle, les consommateurs deviennent conscients de la provenance de ce qu’ils consomment et de l’impact sur l’environnement de leurs choix alimentaires. Tout de même il reste du travail à faire, comme l’a expliqué l’étudiante à la maîtrise en agroéconomie de l’Université Laval, Marilou Des Roberts, lors de la conférence «Manger local, utopie ou réalité: le cas de la région métropolitaine de Québec» qui participait cette semaine à un colloque de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS). 

Quotas : l’Union Paysanne sera entendue
L’Union Paysanne, qui plaide depuis plusieurs années pour une ouverture du droit de produire afin de permettre aux petits éleveurs de vendre plus de 99 poulets par an, ou plus de 24 dindons, ou la vente d’œufs de plus de 100 poules, sans avoir à payer les quotas, comme c’est le cas dans d’autres provinces canadiennes, annonçait cette semaine que la Régie des marchés agricoles avait accepté d’entendre leur demande dans ce dossier. Première étape : une rencontre de gestion, au mois de juin, afin que les différents intervenants puissent discuter de la logistique de la séance publique qui aura lieu à l’automne.

Pour en savoir plus sur les quotas et les demandes de certains artisans, lisez notre texte sur Dominic Lamontagne, Le fermier impossible, et le Grincement de dents de Nicolas St-Pierre et Catherine Avard, les propriétaires de la Ferme du Siffle-Orange.

À faire 

Semaine des insectes comestibles

Samedi s’amorce la semaine des insectes comestibles, organisée par la Centrale culinaire et Parler la bouche pleine, avec la diffusion du documentaire BUGS. Un souper gastronomique cinq services, avec le chef invité José Carlos Redon, et une soirée de dégustation pour les gens de l’industrie de la restauration sont aussi au programme de cette semaine pas piquée des vers! Plus d’infos par ICI.