Dans l’assiette de Katerine-Lune

Dans l’assiette de Katerine-Lune Rollet ce mois-ci: une nouvelle épicerie fine à Sutton, réflexion autour du bio, les préférences alimentaires des présidents français et la famille d’Olive et Gourmando s’agrandit.

Une nouvelle Rumeur

Si vous allez dans les Cantons-de-l’Est, arrêtez-vous à l’épicerie fine/boulangerie/fromagerie La Rumeur Affamée à Sutton. La belle bâtisse en briques a été construite en 1861 et fut jadis un bureau de poste et un magasin général. Je vous en parle car il y a un vent de changement et les nouveaux propriétaires mettent de l’avant toute une variété de produits de la région. On peut entre autres y goûter le divin lait entier 5% non-homogénéisé de la Fromagerie Missiska (Bedford), les délicieuses gourmandises d’Atelier Caramel (Cowansville) et le pain artisanal du Capitaine Levain (Standbridge East). Ça vaut le détour!
15, rue Principale N, Sutton

(À noter que la Rumeur Affamée de Dunham appartient à d’autres propriétaires.)

Quand les grandes compagnies peuvent changer le cours des choses

La compagnie de céréales canadienne Nature Path a quitté la Organic Trade Association parce qu’elle trouve que celle-ci protège certaines grandes compagnies qui vendent du bio mais acceptent tout de même les OGM pour leurs produits conventionnels. Nature Path est une pionnière dans la filière biologique. Ce coup d’éclat fera-t-il réfléchir sur l’avenir du bio et ses applications?

Un petit plus dans le Vieux-Montréal

J’ai bien aimé le Caffe Un po’ di più, le petit nouveau de l’équipe d’Olive et Gourmando et Foxy. Gâteau à l’huile d’olive et au mascarpone pour le déjeuner, une salade au thon pour le lunch, un spritz en après-midi sur la terrasse et des petits plats à partager pour le souper, ce café italien aperitivo a assurément de quoi plaire. Jolie déco, lumineux, avec une cuisine ouverte, cela deviendra l’adresse de référence pour ne pas tomber dans les trappes à touristes avoisinantes dans le Vieux-Montréal.
3, rue de la Commune Est

Dis-moi ce que tu manges, je te dirai quel président tu es

Dans son livre Cuisine de l’Élysée, la journaliste Véronique André, relate les préférences des derniers présidents français. On peut en apprendre plus dans cet article, Les lubies culinaires des présidents, publié sur le site du Figaro. C’est George Pompidou qui installe la notion de terroir dans les cuisines du palais de l’Élysée en 1969. Quelques années plus tard, comme la tendance de l’époque le veut, Valéry Giscard d’Estaing renvoie les plateaux de charcuteries et exige une cuisine diététique. «En 14 ans de présidence, François Mitterand (qui n’est jamais descendu aux cuisines) ne connaît ni la brigade, ni même le nom de son chef cuisinier», affirme Véronique André. Jacques Chirac adorait la tête de veau et le bouillant Nicolas Sarkozy a horreur de rester plusieurs heures à table. Homme de 2017, François Hollande montre son intérêt pour la gastronomie en étant le seul président à avoir visité les cuisines du palais et son chef le premier jour de son arrivée à l’Élysée. Finalement Emmanuel Macron, homme simple, aime le steak et les pâtes. On se demande ce que Justin Trudeau préfère et je me doute bien que Philippe Couillard a une prédilection pour autre chose que les plateaux que l’on sert dans les hôpitaux québécois…