Comment boire vrai chez son caviste de quartier?

Est-ce que ça t’arrive de ressentir un vertige dans les rayons de la SAQ, avant même d’avoir bu une seule gorgée? D’être étourdi-e à la seule vue de ces étiquettes souvent fort jolies qui annoncent on ne sait quel jus? De te réfugier dans les six ou sept mêmes bouteilles de peur d’être déçu-e?

ARTICLE présenté par œnopole

Tu sais pourtant que le monde du vin est vaste et rempli de belles promesses. Tu le sais, mais la peur, cette bonne vieille amie, te retient. Tu détournes le regard, tu prends ton pinard pantoufle et tu passes à la caisse. Tu fais ton deuil.

On tient à te dire que tu n’es pas seul-e dans cette détresse œnologique. Nous sommes légion et – de crainte de passer pour des incultes – nous demeurons silencieux. Mais est-ce que c’est si grave de ne pas savoir qu’en Bourgogne, on cultive surtout du chardonnay et du pinot noir? Non. Que Barolo, c’est une appellation dans le Piémont, au nord de l’Italie? Non.

Ce qui est vraiment plate par contre, c’est de passer à côté de belles émotions et, surtout, c’est de ne pas savoir ce que l’on boit. On rejette de plus en plus les produits transformés, on exige des ingrédients de base de qualité dans notre assiette, mais on boit de la piquette. Tu penses qu’on exagère? L’un des vins les plus achetés par les Québécois-es est un californien on ne peut plus industriel qui se détaille à 17$. Ce n’est donc pas une question de coût, mais de manque d’information. Bête de même.

Mais revenons à la détresse œnologique qui vient tout à coup d’augmenter d’un cran (sorry). Déjà que ce n’est pas évident de savoir quelle bouteille détient les belles émotions, comment fait-on pour boire vrai?

On a pensé qu’en illustrant le plus simplement possible les rouages du monde viticole, on pouvait t’aider, toi et ton désir de bien boire à trouver ton chemin vers les bonnes quilles.

On a envie de faire ça pour tes papilles, mais aussi avec l’espoir que les buveurs se mettent à poser plus de questions, que la demande pour les produits éthiques, cultivés et vinifiés de manière durable, propre, socialement acceptable, écologique augmente. Pour dire la vérité, on pense que c’est possible de changer le monde du vin une bouteille à la fois. Tu penses qu’on rêve? Goûte pour voir.

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Infographie et illustrations par Daniel Demay