L’agrotourisme en trois points

Quelle meilleure façon de découvrir le Québec… qu’en y goûtant? Le tourisme agroalimentaire, ou l’agrotourisme, permet de découvrir la Belle Province une bouchée à la fois. Et parmi ses adeptes, peu sont aussi gourmands de découvertes que Julie Aubé, nutritionniste et fervente agrotouriste. Dans son livre Prenez le champ, elle présente ses lieux coups de cœur, tous situés à quelques heures de route des grands centres. Selon elle, les bonnes raisons de prendre le champ sont infinies. En voici quelques-unes qui ne manqueront pas de vous mettre l’eau à la bouche et des fourmis dans les jambes!

Texte de Daphné Laurier Montpetit
Photo de Caroline Dostie

Pourquoi pratiquer l’agrotourisme, d’un point de vue…

…environnemental?

Favoriser l’achat local, c’est donner un coup de pouce à la planète. La nourriture franchit bien souvent des milliers de kilomètres avant d’atteindre nos assiettes, causant un taux important de pollution et d’énergie gaspillée. Les produits québécois eux, en comparaison, sont tout près! Aller à la rencontre des producteurs et découvrir de nouveaux aliments permet de se familiariser avec les produits locaux. On peut même opter pour l’achat local à l’année, puisque certains de ces produits sont offerts dans les épiceries fines.

De plus, l’agrotourisme permet de réduire le gaspillage alimentaire. Julie le dit souvent: «Pratiquer l’agrotourisme, c’est associer des histoires, des visages et des paysages à nos aliments.» Quand on réalise tout le travail qui se cache derrière un aliment, qu’on a observé sa production et qu’on y a même participé, on lui attribue soudainement plus de valeur. Le gaspiller cause alors un pincement au cœur beaucoup plus difficile à avaler!

…économique?

«On pourrait écrire un thèse complète sur les avantages du commerce en circuit court», dit Julie Aubé. Ce type de circuit commercial compte, tout au plus, un seul intermédiaire entre le producteur et le consommateur. En vendant ses produits directement sur la ferme, par exemple, il n’y a aucun intermédiaire. Le producteur épargne sur les coûts d’entreposage et de transport, et reçoit une part des profits plus importante que s’il faisait appel à une longue chaîne d’intermédiaires. Il peut donc se permettre d’offrir des prix plus avantageux aux consommateurs qui viennent le visiter. C’est gagnant-gagnant!

…nutritionnel?

Une bonne alimentation en est une diversifiée et colorée! L’agrotourisme offre la possibilité de découvrir des aliments parfois méconnus et d’ajouter de la diversité à son assiette. C’est une belle occasion d’essayer des nouvelles recettes et de nouvelles façons d’apprêter ces produits. Et, comme l’affirme la nutritionniste, on gagne toujours à cuisiner soi-même. Adieu, longues listes d’ingrédients incompréhensibles des repas préparés industriels.

Et, pendant qu’on y est, rien de mieux qu’une aventure en plein air et une expérience sur le terrain pour ouvrir les horizons des petits. Demandez aux «belles-fillettes» de Julie, qui ne jurent plus que par la fleur d’ail depuis qu’elles ont participé à sa cueillette en famille, chez un maraîcher qui ouvre son champ à l’autocueillette.

LA meilleure raison

Pourtant, au-delà de toutes ces excellentes raisons de se convertir à l’agrotourisme, il en existe une que Julie Aubé prêche par-dessus tout: «Parce que c’est le fun! Ça goûte bon, on change de rythme et toute la famille y trouve son compte. On peut donc faire un bon geste, tout en ayant du plaisir!»

Livre_Prenez le champPour découvrir les autres bienfaits de l’agrotourisme et vous lancer dans l’aventure, suivez Julie Aubé sur son blogue et lisez son livre Prenez le champ.