Une histoire de pêche en famille

peche poissonsNotre collaboratrice Laura Shine et sa famille à la pêche avec Denis LeBrun - Crédit photo : Myriam Baril-Tessier

Vos vacances approchent à grands pas et vous avez envie de vivre une nouvelle expérience en famille? Découvrez le terroir et faites le plein de nature sauvage. Au programme: des poissons, des plantes sauvages et le clapotis de l’eau contre le bateau. Préparez vos cannes à pêche et prenez la direction de la pourvoirie!

Texte de Laura Shine
Présenté par Tourisme Outaouais

Le territoire de l’Outaouais est parsemé de 84 pourvoiries. Dans cet ancien paradis de la drave, l’évasion en nature est un mode de vie et la chasse et la pêche sont étroitement liées à l’identité culinaire régionale. Passé les limites de Gatineau, la densité de population chute d’un coup sec et les vastes espaces recèlent de trésors pour les adeptes de plein air qui aiment sortir des sentiers battus.

C’est le cas de ma petite famille. Nous sommes en route vers le Domaine du Lac Bryson, situé au nord de Fort-Coulonge. À l’arrière de la voiture, en plus des enfants, nos deux chiens semblent emballés. Voilà une rare occasion de partir en vacances avec eux, la majorité des pourvoiries acceptant les amis canins. 

C’est une fin de semaine spéciale à la pourvoirie: parties de pêche en famille, atelier de filetage du poisson, balade d’interprétation en forêt, atelier de cocktails aux saveurs boréales et observation des étoiles dans un ciel dépourvu de pollution lumineuse sont au programme. Deux cheffes ont été dépêchées sur place pour préparer un festin qui met en valeur les richesses gastronomiques régionales, entre doré pêché le jour même, asperges de saison, longe de cerf aux pousses de sapin et fromages locaux. Le tout arrosé de vins du Vignoble Petit Chariot Rouge, situé dans le Pontiac, un territoire méconnu de l’Outaouais, cette vaste région qui s’étend au nord d’Ottawa. 

Le Domaine du Lac Bryson, comme trois autres pourvoiries de la région (le Club de chasse et pêche Stramond, le Pavillon Wapus et la Pourvoirie Mer bleue), participe à un projet pilote pour développer l’offre gourmande en pourvoirie et offrir une plus vaste gamme d’activités. Les boys en week-end de pêche n’ont plus de chasse gardée; les familles s’invitent aussi dans le bois pour découvrir les merveilles de la nature, canne à pêche à la main ou non. 

Initiation à la pêche

Ma grande fille a presque cinq ans. Âme sensible, elle s’émeut souvent quand je cuisine de la viande. Notre petit bonhomme de deux ans et demi gigote sans discontinuer: le moteur de la chaloupe l’intéresse bien plus que les poissons. Nous n’avons jamais mis les pieds dans une pourvoirie. Mais nous avons soif d’apprendre. Ça tombe bien, Denis LeBrun, le jovial pêcheur en chef et propriétaire du Domaine, regorge de conseils pour nous initier à la pêche et faire de notre sortie une réussite. En moins d’une heure, notre petite équipe repart avec quatre truites mouchetées d’une demi-livre chacune . «Les meilleures!» précise Denis. 

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Denis LeBrun partage ses meilleurs trucs pour fileter le poisson. – Crédit photo : Myriam Baril-Tessier

Ce passionné arpente le coin depuis sa tendre enfance. Il a acheté cette terre de 142 km2 avec sa femme, Laurel Houghton, en 1993, grâce au soutien familial. «Je venais déjà ici quand j’étais tout petit. Mon père m’amenait pêcher sur ces lacs. Le territoire, je le connais!» s’exclame-t-il. Le couple y a construit un lodge d’accueil et une quinzaine de chalets, en plus d’accompagner des milliers d’adeptes de chasse et de pêche venus à la découverte de leur vaste terrain de jeu. 

La lueur qui brille dans les yeux de ma fille quand un premier poisson mord, ce n’est pas la première fois que Denis la voit. Ses trois enfants ont eu leur baptême de la pêche sur ces mêmes eaux, entourés des mêmes forêts. D’innombrables familles comme la mienne viennent ici pour vivre des moments d’apprentissage et de partage multigénérationnels. Faire découvrir ce coin de pays aux plus jeunes, c’est un projet qui tient à cœur aux propriétaires. Notre petit refuge est flanqué d’un quai privé sur le lac, d’une balançoire et d’une structure de jeux qui comprend un trampoline, au plus grand bonheur de la marmaille qui peut bondir pendant que nous préparons le repas. Ici, il n’y a qu’un saut à faire entre l’eau et la table. 

Aussitôt la partie de pêche terminée, Denis nous montre comment fileter nos prises pour le shore lunch, un repas sur le rivage où le poisson, qui se débattait encore quelques minutes plus tôt, est bien sûr à l’honneur. 

Plaisirs de la table et de la forêt

Nous nous retrouvons ensuite dans un espace commun récemment aménagé, avec foyer central et barbecue à la disposition de tout le monde.

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Préparation d’un festin local. – Crédit photo : Myriam Baril-Tessier

«On a voyagé en Afrique du Sud il y a trois ans. Dans tous les lodges d’où partent les safaris, il y a un espace commun où les clients peuvent se rencontrer et boire un verre. C’est ça qui nous a inspirés. On voulait créer une ambiance plus conviviale.»   

Denis LeBrun

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Après le délicieux repas, direction le bois. Nos guides, Jason et Émile, ont défriché un petit sentier d’interprétation pour initier les randonneuses et les randonneurs aux plantes comestibles et médicinales, aux essences d’arbres et aux types de sols. Au passage, nous ramassons quelques branches de sapin tombées au sol, du myrique baumier et du thé des bois qui aromatiseront le souper concocté par les cheffes. Mais attention: «On cueille quelques spécimens seulement, sans abîmer le reste de la plante, et on reste sur le sentier balisé. Les mousses sont délicates et les petites racines aussi», prévient Jason. 

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Initiation à la cueillette sauvage et responsable. Crédit photo : Myriam Baril-Tessier

Ma fille et deux autres enfants bombardent de questions nos deux guides, de véritables grimoires des plantes sur deux pattes, qui répondent avec plaisir. C’est d’abord pour les petits qu’ils ont imaginé cette activité, afin de les familiariser avec les espèces sauvages et leur inculquer un respect pour ces espaces fragiles. 

L’atelier est offert tout l’été, une belle occasion pour les familles d’élargir le spectre du comestible en pleine nature. Et de trouver, pourquoi pas, quelques belles plantes pour agrémenter le poisson fraîchement sorti de l’eau. 

À vos cannes à pêche!


Vous souhaitez vous aussi découvrir les plaisirs de la pêche et faire le plein de nature sauvage dans une pourvoirie de l’Outaouais? Visitez le site web de Tourisme Outaouais.