«Une fraise, ça lui prend une température de touriste», déclare Guy Pouliot en riant. Pas trop chaud, ensoleillé et avec une agréable brise. C’est pour cette raison qu’une partie de ses récoltes est produite sur table, sous un abri extérieur. «À vue d’oiseau, on dirait des serres, admet-il. Ça sert à protéger des intempéries», car la pluie peut briser le fruit, ce qui le rend sujet aux maladies. De plus, cette méthode de production rend la cueillette bien plus facile, en plus d’étirer sa saison.
Le maïs sucré
Quand on demande à Guylaine Julien, de la ferme J.P. Côté et Fils, à Neuville, dans la région de la Capitale-Nationale, comment s’est déroulée leur saison de maïs sucré, sa réponse est sans équivoque: «L’enfer!»
Le calvaire a commencé au moment de faire les semences. À cause des fortes pluies du mois de mai, il a été impossible pour les agriculteurs de rentrer aux champs, même s’ils sont drainés, au moment de semer le maïs selon leur calendrier prévu. «On doit semer tous les cinq ou six jours, question d’avoir du maïs à récolter toute la saison», explique la productrice. Toutefois, elle savait dès le début de la saison qu’ils auraient «des trous» dans leur production à l’automne.