À 25 ans, j’ai décroché ce qui, selon moi, était la job de rêve: voyageuse aguerrie et fraichement sortie de l’université, j’allais être journaliste en tourisme! En 12 ans, j’ai ainsi mis les pieds dans une bonne trentaine de pays en étant payée pour écrire sur les mœurs, les nouveautés, les incontournables, la culture ou les spécialités culinaires de l’endroit visité. J’ai eu la chance de découvrir des lieux exceptionnels où je n’aurais probablement jamais mis les pieds si ça n’avait été de mon métier. Je pense au Groenland, à Dubaï, à la Jordanie, au désert marocain, aux alpes suisses, aux vignobles chiliens, à la jungle équatorienne et à Shikine-Jima, cette minuscule ile de 3,9 kilomètres carrés et 600 habitants au Japon. J’avais beau chaque fois jubiler à l’idée de partir, et tripper une fois sur place, reste que toujours, je revenais au Québec et j’étais ravie de le faire. Et le lendemain, à tous les coups, je me réjouissais de voir la neige, de sentir les sapins, d’aller voir un lac, d’ensevelir mes crêpes sous le sirop d’érable ou de commander (enfin!) une poutine au resto du coin.
Maintenant, je voyage moins à l’international. Un mélange de plus grandes responsabilités auprès de notre cher Caribou, de maternité et de souci écologique. Mais j’ai transformé ce besoin de découvertes et de mouvement en parcourant le Québec, parfois pour des textes que vous pouvez lire ici, d’autres fois pour des articles touristiques dans Le Devoir, toujours avec un immense plaisir et une grande fascination pour ce qui se fait sur notre vaste territoire.