6 choses à savoir sur le pawpaw - Caribou

6 choses à savoir sur le pawpaw

Publié le

27 avril 2026

Texte de

Sophie Mediavilla-Rivard

Photos de

Vincent Renaud

Aussi funky que son nom l’est, le pawpaw, ou asimine, est probablement ce qui se rapproche le plus d’un fruit exotique… 100% local. Il a un goût sucré rappelant la mange, la banane et les pays chauds. Et bonne nouvelle: le fruit gagne en popularité d’année en année dans la province. Voici six faits intéressants qui vous convaincront de l’essayer.
pawpaw arbre crédit vincent renaud
Aussi funky que son nom l’est, le pawpaw, ou asimine, est probablement ce qui se rapproche le plus d’un fruit exotique… 100% local. Il a un goût sucré rappelant la mange, la banane et les pays chauds. Et bonne nouvelle: le fruit gagne en popularité d’année en année dans la province. Voici six faits intéressants qui vous convaincront de l’essayer.
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1. Un fruit qui ne date pas d’hier

Le pawpaw existe depuis 50 millions d’années dans le nord-est de l’Amérique. «On n’a pas encore de preuves qu’il y en avait au Québec, mais s’il n’y en avait pas ici, c’était juste en dessous et à côté de nous», explique Vincent Renaud, un cultivateur de pawpaw passionné. On retrouve encore des arbres d’asimine sauvages en Ontario, mais aucune trace de ces derniers au Québec, malgré les conditions climatiques similaires.

2. Résistant et rustique

«Chez moi, les arbres ont résisté jusqu’à -35°C», souligne Vincent Renaud. Le pawpaw pousse sans problème dans les zones de rusticité 5 et 6, ce qui caractérise Montréal et ses alentours. Reste qu’il faut planter le type de semences adéquat: bonne chance pour faire mûrir des génétiques qui viennent des États-Unis. Le cultivateur décrit l’asimine comme un arbre très facile à cultiver, puisqu’il n’y a pas de maladie connue ou d’insectes qui s’y attaquent et qu’il ne devient pas très grand (autour d’une dizaine de pieds). Seule chose à ne pas négliger: «Il ne doit pas manquer d’eau dans les premières années, parce que la sécheresse est à peu près la seule chose qui peut tuer un pawpaw.»

3. Pas fait pour l’épicerie

Malheureusement, vous ne verrez pas de pawpaw sur les tablettes de votre épicerie de sitôt. Sa courte durée de vie, environ deux à trois jours lorsqu’il est mûr, rendrait presque impossible la gestion de sa vente en épicerie. «Ce n’est pas un fruit payant pour l’industrie, mais c’est le meilleur fruit à avoir dans sa cour!», comme le dit si bien le passionné.

pawpaw

4. Un festival de pawpaw

En octobre dernier, des amateurs de partout dans le monde se sont réunis pour le tout premier Festival du pawpaw, à Farnham, dans les Cantons-de-l’Est. Des exposants ont présenté différents produits faits à base du fameux fruit et des chefs ont préparé des plats le mettant en valeur. «Il y a eu à peu près 10 000 visiteurs, c’était bien au-delà de toutes nos espérances», se rappelle Vincent Renaud, l’un des instigateurs du festival. La deuxième édition est déjà confirmée et aura lieu les 10 et 11 octobre 2026, avec davantage de conférences et d’exposants. C’est l’endroit parfait si vous souhaitez y goûter (ou vous procurez un plant).

5. Bon dans tout!

Partout où vous imaginez mettre de la mangue ou des bananes, pensez au pawpaw comme alternative locale. Smoothies, salades de fruits, pain aux bananes, chutney, salsa… ou même sushis, pourquoi pas? «C’est le meilleur fruit que je connaisse pour faire un sorbet ou une crème glacée, ajoute le cultivateur. C’est complètement fou!» Lors du festival, certains exposants ont aussi proposé des boissons, comme un soda nature ou un vin blanc élaboré par le vignoble estrien Val Caudalies. On peut aussi faire sécher le pawpaw et sa pulpe se conserve parfaitement au congélateur.

6. Dans les cuisines du Toqué!

Le restaurant Toqué!, à Montréal, a proposé un ceviche de pawpaw sur son menu en 2025. Vincent Renaud a eu la chance d’y goûter: «C’était assez incroyable.» Reste que la production de pawpaw est encore trop minime au Québec pour fournir les restaurants en grande quantité, donc les fruits ont dû être achetés en Ontario.

pawpaw

Le pawpaw en chiffres

Ça prend 5 à 7 ans pour un arbre avant de produire des fruits – ce qui est assez rapide dans le monde des arbres fruitiers!

Un citoyen de Chambly a récolté 100 kilos de fruits dans un seul arbre. Bon, vous n’aurez peut-être pas autant de chance avec le vôtre, mais les récoltes sont toujours abondantes.

En 2022, Vincent Renaud a créé un groupe Facebook pour discuter de la culture du pawpaw au Québec et en régions nordiques. Il cumule plus de 23 000 membres, ce qui en fait le plus gros groupe sur le sujet en Amérique.

Si vous souhaitez vous lancer dans la culture du pawpaw, il vous faudra deux arbres pour que les pollinisateurs puissent effectuer leur travail. La période de récolte est comparable à celle des pommiers, à l’automne.

Le nutritionniste urbain, Bernard Lavallée, a créé un coffret de semences spécial pour le pawpaw, qui vient avec un guide complet pour tout savoir sur l’histoire et la culture de ce fruit.

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