Plonger dans l’hiver gaspésien au Gîte du Mont-Albert - Caribou

Plonger dans l’hiver gaspésien au Gîte du Mont-Albert

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29 janvier 2026

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Caribou

Pourquoi faudrait-il choisir entre l’aventure et le confort? Au Gîte du Mont-Albert, en plein cœur du parc national de la Gaspésie, il est possible d’avoir les deux. L’équipe de Caribou a séjourné à l’une des rares auberges tenues par la Sépaq afin de s’immerger dans l’hiver gaspésien.
Photo: Jean-Sébastien Chartier-Plante
Pourquoi faudrait-il choisir entre l’aventure et le confort? Au Gîte du Mont-Albert, en plein cœur du parc national de la Gaspésie, il est possible d’avoir les deux. L’équipe de Caribou a séjourné à l’une des rares auberges tenues par la Sépaq afin de s’immerger dans l’hiver gaspésien.
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Lundi de janvier. La route entre Montréal et le parc national de la Gaspésie est belle. Dans la voiture, nous nous racontons nos souvenirs de la péninsule et réalisons qu’ils ont tous eu lieu sous le soleil d’été. Aucune d’entre nous trois n’a visité la Gaspésie sous la neige. Après avoir longé le fleuve sur la 132 et bifurqué sur la 299, dès que nous apercevons les hautes montagnes blanches qui entourent le Gîte du Mont-Albert, nous comprenons qu’il était temps d’y remédier.

Cette intuition est confirmée le lendemain après une nuit réparatrice dans les chambres modernes, chaleureuses et confortables de l’hôtel. En tirant les rideaux – les 48 chambres proposent toutes une belle vue! –, nous découvrons l’époustouflant mont Albert qui se dresse en hauteur sur 1151 mètres. Ça donne envie de bouger! Mais avant, direction le buffet, dans la salle à manger du restaurant Le Serpentine, pour nous concocter des déjeuners qui nous donneront de l’énergie.

Au comptoir d’accueil du centre de découverte et de services, situé à proximité du Gîte du Mont-Albert, nous louons des bâtons et des raquettes avant de nous lancer sur le sentier Les Panaches, de niveau intermédiaire avec ses 235 mètres de dénivelé sur 5,7 kilomètres. Cela dit, nous avions une dizaine d’autres options de randonnées, des sentiers de niveaux facile à difficile, de 1,7 à 18,2 kilomètres de long.

La neige est immaculée et légère (on nous a dit qu’une vingtaine de centimètres étaient tombés dans les dernières 48 heures) et nous avançons, seules au monde, au milieu d’une forêt majestueuse avec de hauts sapins enneigés et des vues sur des pics comme on en voit peu au Québec. Nous, filles de Montréal, sommes impressionnées! Nous le sommes encore plus quand nous apercevons à travers les arbres un immense orignal qui marche tranquillement. Il n’est pas inhabituel d’en observer sur les sentiers.

«En moyenne, le parc reçoit quatre mètres de neige par année!»
Agathe, garde-parc naturaliste

Depuis qu’on a mis les pieds au Gîte du Mont-Albert, nous avons l’impression d’être prises en charge. C’est le cas même ici, au milieu des bois, alors que nous savourons le lunch préparé par l’équipe en cuisine. Avant chaque expédition, la clientèle peut commander une boîte à lunch à emporter (wrap, fromage, noix, jus, fruit et barre tendre) afin qu’il ne lui reste plus qu’à profiter de la nature.

Marcher le territoire, goûter le terroir

De retour au Gîte, la douche est bonne et nous nous retrouvons près du feu (le bonheur!), au bistro-bar La Cuve. «Bienvenue dans notre coin de paradis!» lance d’emblée Tania, la sympathique serveuse, avant de nous proposer des bières Auval, brassées à Val-d’Espoir, en Gaspésie. Voilà qui met la table pour la suite; ici, on est fiers des produits du coin.

Les plats du bistro mettent en effet de l’avant les produits du Québec – le hot-dog est 100% gaspésien, condiments inclus! – et sont pensés pour réconforter les adeptes de randonnée, de ski de fond et de ski hors-piste après une journée de plein air: soupe à l’oignon, nachos gratinés, burger, poutine (coup de cœur pour la sauce!), galettes de morue… Tania sait nous conseiller selon nos envies et vante avec fierté les fournisseurs québécois, et souvent gaspésiens, qui inspirent les plats servis.

Gîte du Mont-Albert Photo: Jean-Sébastien Chartier-Plante
Gîte du Mont-Albert Photo: Jean-Sébastien Chartier-Plante

Montagnes et aventures

On dort bien au Gîte du Mont-Albert, mieux qu’à la maison, même. Nous voilà donc prêtes pour une deuxième journée de découvertes. Une belle neige tombe sur le parc national de la Gaspésie et ses 25 sommets de plus de 1000 mètres d’altitude.

Ce matin, nous sommes accompagnées d’Agathe, une garde-parc naturaliste qui nous conduit en voiture à 10 minutes du Gîte afin que nous entamions ensemble la montée du mont Ernest-Laforce.

Véronique, Geneviève et Audrey

Malgré ses modestes 155 mètres de dénivelé, cette boucle de 4,6 kilomètres offre une vue splendide à 360 degrés sur les montagnes environnantes quand le ciel est dégagé. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, mais peu importe: l’expérience est tout de même unique. Les grands sapins semblables à des fantômes blancs, les traces d’animaux partout autour de nous et la végétation changeante nous offrent le meilleur de l’hiver et nous font sentir comme des aventurières.

Tout au long de la marche, Agathe, une Française tombée amoureuse du parc il y a un an, partage avec nous sa passion pour la forêt boréale environnante. Elle parle de la quarantaine de caribous restants dans le parc, explique comment différencier sapin et épinette, puis fait remarquer les traces fraîches au sol, preuve que des orignaux et des lièvres sont passés peu de temps avant nous.

Après la randonnée, un moment pour détendre nos muscles au sauna sec de l’auberge est bien mérité, et fort apprécié!

Le parc national de la Gaspésie a été créé en 1937 afin de protéger et de conserver le territoire. C’est le deuxième plus ancien parc national du Québec après celui du Mont-Tremblant.

Un menu inspiré de la Gaspésie

C’est notre dernier soir et, pour l’occasion, nous sommes invitées à essayer la table d’hôte trois services du restaurant gastronomique du Gîte, Le Serpentine, certifié Fourchette bleue et Aliments du Québec au menu, tout comme son voisin La Cuve. L’an dernier, pour ses 75 ans, le Gîte du Mont-Albert a revu l’identité de ses deux restaurants et la salle à manger du Serpentine a fait peau neuve. Un grand espace lumineux au cachet historique où trône un grand foyer de pierre et un immense panache d’orignal nous attend.

La soirée est belle et nous goûtons la morue, la bisque de homard, les short ribs à la bière noire et au poivre des dunes, la crème brûlée au mélilot et le sorbet à la griotte, entre autres régals que nous apporte Marie-Linda, qui travaille au Gîte depuis 30 ans.

Trois questions à Nicolas Crépeault, cuisinier au Gîte depuis dix ans et chef de cuisine depuis trois.

La nature environnante et les aliments locaux. C’est tellement beau, ici! Même après dix ans, je m’arrête souvent sur la route pour prendre des photos des paysages!

Le flétan est un des poissons que j’aime le plus travailler. J’adore aussi le clavalier d’Amérique [une épice boréale]  et le lactaire à odeur d’érable [un champignon]. Je rêve aussi de mettre le loup-marin au menu!

Je dirais le saumon fumé, qui est toujours sur le menu, la soupe à l’oignon, le torchon de foie gras et les galettes de morue.

Emporter un bout de Gaspésie

Le lendemain matin, c’est l’heure du départ et à la salle à manger, Stéphane nous salue gentiment et nous offre le café, comme il l’a fait lors des matins précédents. Trois jours au Gîte du Mont-Albert et nous avons l’impression de faire partie des habitués. De ce genre d’habitués qui se promettent déjà de revenir.

Les bagages sont faits et nous saluons tous ceux et celles qui ont pris soin de nous dans les derniers jours avant de reprendre la route, le cœur rempli des saveurs de la Gaspésie, des feux chaleureux, des montagnes, des grands sapins, des orignaux et des caribous.

Nom d’un resto!

Les deux restaurants du Gîte ont été baptisés en 2025, à l’occasion des 75 ans de l’établissement. Les deux noms s’inspirent des formations géologiques emblématiques du parc.

Bistro-bar La Cuve: Du Gîte, on aperçoit le mont Albert et ses impressionnantes cuves, des dépressions naturelles où la neige reste installée parfois jusqu’en juin.

Restaurant Le Serpentine: La serpentine est une roche très rare sur les continents, qui n’occupe qu’une superficie minuscule au Québec. On la trouve toutefois sur le mont Albert.

Pour découvrir les différents forfaits hivernaux du Gîte qui allient plein air et gastronomie, c’est par ici.

Enr. 001223

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