Les fermiers 2: la relève à l’écran et dans les champs

Le «crew» de cette saison des Fermiers.

Après avoir mis en lumière l’an dernier les dessous de l’exploitation de la ferme expérimentale la Ferme des Quatre-Temps, située à Hemmingford, la série Les fermiers revient sur les ondes d’Unis TV et s’intéresse cette fois-ci aux maraîchers de la relève. 

Les téléspectateurs retrouveront donc Annie-Claude et Justine, qui travaillaient aux côtés de Jean-Martin Fortier lors de la première saison, alors qu’elles implantent leur propre projet de ferme, également à Hemmingford. Ils pourront également suivre «les deux Vincent» du Jardin des Fumambules, à Windsor, ainsi que Mélanie, responsable de la Ferme des Quatre-Temps, à Port-au-Persil, à Charlevoix.

«La saison 2 des Fermiers, c’est vraiment le produit de la Ferme des Quatre-Temps, explique Jean-Martin Fortier, directeur de la Ferme des Quatre-Temps. On y voit plusieurs personnes qui ont été formées sur la ferme. On voit leur réalité, on voit d’autres visages de l’agriculture, d’autres modèles. C’est très riche.»

Projet agricole financé par André Desmarais, la Ferme des Quatre-Temps qui met en pratique les principes de l’agréologie et de la permaculture a pour mission de démontrer à quoi pourrait ressembler l’agriculture du futur, mais aussi de former les agriculteurs de demain.

Des modèles inspirants

Vincent Marcoux et Vincent Lafleur-Michaud

Vincent Lafleur-Michaud est l’un d’eux. Après avoir été formé à la Ferme des Quatre-Temps, il a implanté, avec son ami Vincent Marcoux, un modèle de ferme très inspirant où la qualité de vie est au cœur de leur projet. Les deux Vincent vivent, avec leur conjointe respective et leurs enfants, sur la ferme. Ils ont chacun leur appartement dans la même maison et se plaisent dans cet esprit de communauté. 

«C’est comme un duplex mais à la campagne, ce n’est pas une commune!» se justifie en riant le maraîcher. 

Il dit avoir accepté de se prêter au jeu du tournage des Fermiers parce qu’il trouvait que la série avait la qualité de montrer les bons côtés comme les difficultés de la vie de maraîchers et qu’elle avait aussi un aspect éducatif dans la ligné de ses valeurs et de celles qu’il souhaite prôner avec sa ferme et son choix de mode de vie. 

«Les fermiers est aussi une série qui a donné à plusieurs la piqûre de l’agriculture. L’an dernier, on a eu plusieurs appels de gens qui voulaient suivre des formations chez nous», confie Vincent. 

«L’agriculture, c’était ma réponse à une quête de sens.» – Vincent Marcoux, du Jardin des Funambules, dans l’épisode 2 de la série Les fermiers

Même son de cloche chez Jean-Martin qui a vraiment senti un bel engouement pour la ferme et son métier à la suite de la première saison. 

«C’est certain que la série a eu bel impact pour la visibilité de la ferme, on l’a vu avec la fréquentation à notre kiosque au marché Jean-Talon, dit-il. Même le Cégep de Victoriaville, qui offre une formation en agriculture biologique, a vu un impact dans ses inscriptions. Mais je te dirais que l’impact a été aussi positif pour le mouvement de l’agriculture à petite échelle en général, plusieurs petites fermes ont bénéficié de l’engouement pour Les fermiers.» 

Les fermiers 2 sera en ondes dès le 11 avril, 20h, sur les ondes d’Unis TV. Tous les épisodes de la deuxième saison seront disponibles sur unis.ca du 13 juin au début septembre.