L’érable, carburant des sportifs
Publié le
28 janvier 2026
Texte de
Virginie Landry
C’est un trio de sportifs bien connu du public — le footballeur Étienne Boulay et les hockeyeurs Maxime Talbot et Bruno Gervais — qui a fondé la marque BEHY proposant des boissons d’hydratation naturelle sucrées au sirop d’érable local. «Je voulais arrêter de m’obstiner avec mes enfants qui voulaient toujours boire des Gatorade», raconte en riant Bruno Gervais. Revenu bredouille d’une visite à l’épicerie en quête d’une option plus «santé» à leur offrir, il a décidé de développer sa propre solution pour apaiser leur soif.
«L’hydratation est super importante pour les sportifs. Manquer d’eau, ça affecte les fonctions cognitives, ça accentue les crampes, l’énergie baisse», ajoute l’ancien athlète professionnel. Depuis 2023, BEHY offre des boissons d’hydratation déclinées en saveurs variées ainsi que des mélanges en poudre.
L’érable se consomme également sous forme solide. Les jujubes énergétiques JOO, faits d’érable pur, fournissent un apport élevé en glucides et en fibres pour sportifs et gens actifs. La famille d’Olivier Lemay, copropriétaire de l’entreprise, est dans le monde acéricole depuis 2000. «Quand j’ai repris l’entreprise, j’ai eu envie de transformer l’érable, de le rendre accessible, de le consommer toute l’année», admet-il. La recette de ce «bon» bonbon a été développée avec le Centre de développement bioalimentaire du Québec de La Pocatière, et la friandise pour sportifs a été mise en marché en 2023 dans le but de proposer une autre option que le sucre raffiné.
Les sportifs l’aiment, car c’est un carburant naturel: il est rempli de glucides à absorption rapide fournissant une énergie immédiate pendant l’effort. Il est également riche en manganèse, en potassium et en zinc, des minéraux et des électrolytes naturels qui contribuent à une bonne récupération musculaire.
Chez Maple3, c’est plutôt avec l’eau d’érable, tout aussi nutritive, qu’on a décidé de travailler pour étancher la soif des sportifs. Stéphane Nolet, acériculteur de quatrième génération, est un passionné d’eau de toutes sortes. C’est après s’être désaltéré de sève d’érable qui avait fraîchement coulé de l’arbre qu’il a eu l’idée d’offrir cette option locale pour remplacer la populaire eau de coco. Son associé, Yannick Leclerc, explique que l’eau d’érable, riche en 46 composés nutritifs essentiels, garde tous ses nutriments si on ne la fait pas bouillir.
«On avait l’idée de faire une boisson sportive depuis 2015», raconte-t-il. Toutefois, ils ont attendu d’avoir démocratisé la matière première, l’eau d’érable pure, avant de l’offrir dans une forme concentrée, plus riche en électrolytes et en minéraux essentiels pour une hydratation naturelle.
De l’énergie à l’état pur
Ces entrepreneurs insistent sur un point: pour que les sportifs soient performants, il faut qu’ils prennent soin de leur corps en le nourrissant de manière adéquate. Et cela passe par des ingrédients sains, purs et le moins transformés possible.
Les jujubes JOO sont faits de sirop d’érable, de jus de fruits, de pectine (pour la texture gélatineuse), d’arômes, d’acide et de fibres de pois jaune pour un apport additionnel en fibres.
«On a choisi la simplicité des ingrédients, et c’est également la beauté de notre produit», concède Yannick Leclerc à propos des boissons Maple3, dont les ingrédients sont l’eau d’érable pure, des électrolytes (sodium) et des arômes naturels. Même chose pour les boissons BEHY, qui ne contiennent que des ingrédients «que tout le monde peut comprendre», dont du sirop d’érable pur à 100%, vante pour sa part Bruno Gervais.
«Le but, c’est qu’un enfant qui a chaud l’été, l’ado en sport-études ou une femme enceinte puissent boire [une boisson BEHY] pour se désaltérer», admet Bruno Gervais. «[La boisson sportive Maple3], c’est pour monsieur et madame Tout-le-Monde, idéalement dans un contexte sportif», précise de son côté Yannick Leclerc.
Ces produits s’apprécient donc sans modération… ou presque. Cela reste du sucre à consommer de façon responsable, mais du sucre naturel et local!
Quand le sirop fait jaser
Aux Jeux olympiques de 2024, l’haltérophile québécoise Maude Charron a fait sensation en buvant une pochette de sirop d’érable pur avant de remporter la médaille d’argent. Quatre ans plus tôt, c’est le joueur de tennis canadien Vasek Pospisil qui, lors d’un match aux Open Sud de France, buvait son sirop directement au goulot.Plus de contenu pour vous nourrir

