Ingrédients d’ailleurs
— Laitue de serre de Floride: 2400 km
— Tomates fraîches du Mexique: 4500 km
— Crevettes sauvages pêchées en Argentine et transformées au Pérou: 11 000 km
— Vinaigrette: huile d’olive d’Italie (6800 km), citron de Floride (2400 km), poivre noir d’Inde (12 000 km), fleur de sel de Camargue (5900 km)
Total: environ 45 000 km*, soit cinq fois l’aller-retour Montréal-Vancouver en voiture (ou 5000 km de plus que le tour de la Terre à vol d’oiseau!).
Ingrédients d’ici
— Laitue de serre de Sainte-Clotilde, en Montérégie: 55 km
— Tomates de serre de Mirabel, dans les Laurentides: 49 km
— Crevettes nordiques pêchées dans le golfe du Saint-Laurent et transformées à Rivière-au-Renard, en Gaspésie: 919 km
— Vinaigrette: huile de canola d’Hébertville, au Saguenay–Lac-Saint-Jean (472 km), vinaigre de cidre de pomme de Frelighsburg, dans les Cantons-de-l’Est (98 km), piment Gorria des Éboulements, dans Charlevoix (375 km), sel de mer des Bergeronnes, sur la Côte-Nord (500 km)
Total: environ 2468 km*, soit un aller-retour Montréal-Natashquan en voiture.
Les conséquences du transport
Le fait que les aliments parcourent beaucoup de chemin avant d’arriver à notre assiette influe bien sûr sur leur fraîcheur et leur goût. En outre, les conditions de production dans les pays d’où ils viennent ne sont pas toujours soumises aux mêmes règles qu’ici. Sans oublier les émissions de gaz à effet de serre (GES) que génère le transport alimentaire… Ce secteur serait responsable de près de 20% des émissions de GES liées à l’alimentation dans le monde, rapportait «Le transport alimentaire d’aujourd’hui est un désastre écologique!», un article paru dans Science & Vie en 2022. Un seul camion de livraison réfrigéré transportant une cargaison de tomates encore vertes du Mexique jusqu’ici produit plus de 4,5 tonnes de GES.