«Notre période la plus achalandée est sans contredit l’hiver. Nous voyons une différence variant de 20% à 30% avec le volume en été», affirme Patrick Boucher, directeur principal des opérations e-commerce chez Metro, dont le service d’épicerie en ligne avec option de collecte en magasin ou de livraison à domicile a été lancé en 2016.
Dans le cas où vous choisissez la livraison, il suffit de sélectionner une plage horaire (jour et heure), puis de remplir votre panier de tout ce que vous voulez. «La majorité du volume de l’épicerie en ligne (livraison et ramassage) se situe entre le vendredi et le dimanche, et plus particulièrement entre 16 et 19h», constate Patrick Boucher. Les commandes sont préparées sur mesure quelques heures seulement avant d’être livrées pour une qualité optimale.
À plus petite échelle, c’est ce qu’offrent également les Fermes Lufa avec leur service d’épicerie en ligne qui nourrit quand même 3% de la population de la grande région de Montréal. «Sous forme d’abonnement, nos clients personnalisent un panier (ou plus) par semaine», explique Emily Péloquin, coordonnatrice aux communications et aux relations publiques chez les Fermes Lufa. «Mais ce n’est pas strict, ils peuvent l’annuler quand ils veulent», précise-t-elle. Ce modèle leur permet d’avoir de meilleures prévisions de ce qu’ils doivent produire dans leurs serres et ainsi pallier les fluctuations saisonnières et éviter le gaspillage alimentaire.
«Notre promesse, c’est la fraîcheur de nos produits. Tout ce qui vient de nos serres est récolté à la commande», poursuit-elle. Le reste — boulangerie, pâtisserie, viandes, poissons et mets préparés provenant de partenaires locaux — est commandé à minuit pile la veille de la livraison.
De l’écran au panier
Une fois la commande passée, que ce soit dans une grande chaîne comme Metro ou dans un marché local comme Lufa, les employés s’activent dans les épiceries ou entrepôts, qui ont l’allure d’un grand labyrinthe rempli de denrées. Sobeys, qui propose le service d’épicerie en ligne Voilà par IGA, assemble les commandes de façon automatisée et robotisée. Il n’a pas été possible de les joindre pour cet article.
«Chez Metro, ce sont des humains qui préparent votre commande», affirme avec fierté Patrick Boucher. «Ils sillonnent les rangées de leur épicerie (en région) ou de notre centre de distribution de Saint-Laurent munis d’une machine qui, grâce à de complexes algorithmes, leur dit exactement quoi mettre dans le panier et dans quelle rangée le récupérer. Par exemple, une commande d’environ 200$ pouvant nourrir une petite famille pendant une semaine prend une trentaine de minutes à assembler.»