Faire l’épicerie en ligne au Québec: fonctionnement, coûts et avantages - Caribou

Faire l’épicerie en ligne au Québec: fonctionnement, coûts et avantages

Publié le

12 février 2026

Texte de

Virginie Landry

Vous avez pris la résolution de cuisiner plus à la maison, mais le froid glacial et les aléas de la météo hivernale mettent votre bon vouloir à l’épreuve? Essayez l’épicerie en ligne, un service offert par la plupart des grandes chaînes, et par de plus petites aussi, vous permettant de commander toutes vos denrées à même votre ordinateur, votre tablette ou votre téléphone et de vous les faire livrer au pas de votre porte. Mais, au fait, comment ça fonctionne?
épicerie en ligne
Vous avez pris la résolution de cuisiner plus à la maison, mais le froid glacial et les aléas de la météo hivernale mettent votre bon vouloir à l’épreuve? Essayez l’épicerie en ligne, un service offert par la plupart des grandes chaînes, et par de plus petites aussi, vous permettant de commander toutes vos denrées à même votre ordinateur, votre tablette ou votre téléphone et de vous les faire livrer au pas de votre porte. Mais, au fait, comment ça fonctionne?
publicité

«Notre période la plus achalandée est sans contredit l’hiver. Nous voyons une différence variant de 20% à 30% avec le volume en été», affirme Patrick Boucher, directeur principal des opérations e-commerce chez Metro, dont le service d’épicerie en ligne avec option de collecte en magasin ou de livraison à domicile a été lancé en 2016.

Dans le cas où vous choisissez la livraison, il suffit de sélectionner une plage horaire (jour et heure), puis de remplir votre panier de tout ce que vous voulez. «La majorité du volume de l’épicerie en ligne (livraison et ramassage) se situe entre le vendredi et le dimanche, et plus particulièrement entre 16 et 19h», constate Patrick Boucher. Les commandes sont préparées sur mesure quelques heures seulement avant d’être livrées pour une qualité optimale.

À plus petite échelle, c’est ce qu’offrent également les Fermes Lufa avec leur service d’épicerie en ligne qui nourrit quand même 3% de la population de la grande région de Montréal. «Sous forme d’abonnement, nos clients personnalisent un panier (ou plus) par semaine», explique Emily Péloquin, coordonnatrice aux communications et aux relations publiques chez les Fermes Lufa. «Mais ce n’est pas strict, ils peuvent l’annuler quand ils veulent», précise-t-elle. Ce modèle leur permet d’avoir de meilleures prévisions de ce qu’ils doivent produire dans leurs serres et ainsi pallier les fluctuations saisonnières et éviter le gaspillage alimentaire.

«Notre promesse, c’est la fraîcheur de nos produits. Tout ce qui vient de nos serres est récolté à la commande», poursuit-elle. Le reste — boulangerie, pâtisserie, viandes, poissons et mets préparés provenant de partenaires locaux — est commandé à minuit pile la veille de la livraison.

De l’écran au panier

Une fois la commande passée, que ce soit dans une grande chaîne comme Metro ou dans un marché local comme Lufa, les employés s’activent dans les épiceries ou entrepôts, qui ont l’allure d’un grand labyrinthe rempli de denrées. Sobeys, qui propose le service d’épicerie en ligne Voilà par IGA, assemble les commandes de façon automatisée et robotisée. Il n’a pas été possible de les joindre pour cet article.

«Chez Metro, ce sont des humains qui préparent votre commande», affirme avec fierté Patrick Boucher. «Ils sillonnent les rangées de leur épicerie (en région) ou de notre centre de distribution de Saint-Laurent munis d’une machine qui, grâce à de complexes algorithmes, leur dit exactement quoi mettre dans le panier et dans quelle rangée le récupérer. Par exemple, une commande d’environ 200$ pouvant nourrir une petite famille pendant une semaine prend une trentaine de minutes à assembler.»

Metro offre une option de livraison sans emballage: le livreur repart avec sa boîte chaque fois.
Photo fournie par l'entreprise
épicerie en ligne

«Au bout d’un moment, l’équipe, qui peut monter jusqu’à 12 paniers en même temps, devient super efficace et sait exactement où se trouvent les produits», confirme Emily Péloquin. Ce sont 70 000 paniers par semaine qui sont livrés de leur centre de distribution, aussi basé à Saint-Laurent, dans la grande région de Montréal et jusqu’à Mont-Tremblant, Québec et Ottawa.

Nombreux avantages

«Le plus gros avantage, c’est l’économie de temps», affirme Patrick Boucher, comme on peut commander son épicerie d’où on veut, dans le métro, devant la télévision ou même dans son lit! Il ajoute que les prix sont les mêmes en ligne qu’en magasin, donc pas question de manquer une aubaine.

Chez les Fermes Lufa, on sent l’engouement pour un panier d’épicerie plus local, plus sain.

«On veut prouver que manger local n’est pas plus cher, alors nos prix sont compétitifs.»
Emily Péloquin

Lufa fait également un gros travail sur la réduction de l’emballage, en proposant une livraison dans des bacs de plastique et certains produits dans des contenants en verre ou en aluminium réutilisables. De son côté, Metro offre une option de livraison sans emballage: le livreur repart avec sa boîte. Leur livraison est également optimisée par des algorithmes, ce qui réduit au maximum le kilométrage parcouru par les véhicules et ainsi leur empreinte carbone.

Malgré une foule d’avantages, certains hésitent encore à essayer ce modèle. «Commander son épicerie en ligne, s’abonner à un panier Lufa, ça demande un changement d’habitude, concède Emily Péloquin. Même plus besoin d’aller en magasin!»

Exode vers le web?

Risque-t-on de voir se vider les épiceries? Probablement pas de sitôt. «Ces options sont complémentaires», estime Patrick Boucher, notant que l’expérience sensorielle de faire son épicerie en personne — «ah, la douce odeur du pain frais!» — ne pourra jamais être remplacée. «Pour certains, l’épicerie est une sortie. L’interaction humaine reste un besoin.»

Quelques options d’épicerie en ligne au Québec

publicité

Caribou x Le Devoir

Tous les articles

Plus de contenu pour vous nourrir