Chez nous, avant de transformer les champs de maïs des propriétaires précédents en prairies pour nos bœufs, la terre était morte, dépendante des intrants. Nos sols grouillent de vie aujourd’hui. Nous avons été les témoins privilégiés du potentiel régénérateur de la technique. Si elle n’était pas aussi efficace, on ne la ferait pas!
— L’empreinte carbone ne devrait donc pas être regardée par type de produit, mais plutôt par ferme, voire par lot de produits puisque les intrants peuvent varier par exemple selon les saisons?
Tout à fait! Et c’est vrai pour le bœuf comme pour tous les produits alimentaires et non alimentaires. Un produit n’est pas noir ou blanc quant à son impact environnemental, il bouge sur une échelle de gris en fonction d’une foule de facteurs. Dans un contexte de conscientisation grandissante à l’égard de l’impact environnemental de notre alimentation, on doit informer les consommateurs sur les solutions, littéralement sous nos pieds (quand on parle d’herbe!), plutôt que de les passer sous silence en se satisfaisant de généralisations. L’idée n’est pas que les gens mangent plus de viande, mais qu’ils soient plus nombreux à remplacer un aliment (toutes catégories confondues) issu d’une agriculture insouciante de l’empreinte environnementale par une alternative issue d’une agriculture durable et régénératrice.
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