— Selon tes observations, les Québécois consomment-ils beaucoup de chocolat?
Même dans les premières années de la chocolaterie, j’étais étonnée du nombre de personnes qui venaient régulièrement s’acheter une petite boîte de bouchées chocolatées. Les Québécois mangent moins de chocolat que d’autres, mais du bien meilleur et avec plus de conscience.
Bien qu’on note un engouement pour les grandes fêtes (Noël, Pâques, Saint-Valentin, fête des Mères), je trouve aussi que les gens se créent des occasions de manger du chocolat toute l’année.
— Comment se dessine l’avenir de FAYS, Terroir chocolaté?
Nous sommes passés par différentes phases d’entreprise et, il y a cinq ans, on avait le projet de grandir. Toutefois, comme je n’avais pas envie de tout automatiser et standardiser, on a pris un peu de recul sur ces ambitions.
Je veux rester dans le local de production, je veux continuer de faire du chocolat. C’est ça que j’aime. Oui, je veux qu’on se facilite la vie, mais il faut que ça reste artisanal. Dans cinq ans, je suis sûre qu’on aura su innover tout en proposant la même qualité et en offrant encore plus d’occasions de faire découvrir notre univers chocolaté à notre clientèle.