Fermes en ville: Montréal s’invite dans l’assiette - Caribou

Fermes en ville: Montréal s’invite dans l’assiette

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Publié le

25 août 2026

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Caribou

«Avec un peu d’imagination et le fervent désir de manger local», il est possible, en 2026, de servir un plat 100% Montréal, selon Antonin Mousseau-Rivard. Le chef relèvera d’ailleurs le défi de préparer un banquet hyperlocal lors de l’événement Fermes en ville, qui se tient du 9 au 13 septembre, à Montréal, et dont il est porte-parole.
agriculture urbaine
«Avec un peu d’imagination et le fervent désir de manger local», il est possible, en 2026, de servir un plat 100% Montréal, selon Antonin Mousseau-Rivard. Le chef relèvera d’ailleurs le défi de préparer un banquet hyperlocal lors de l’événement Fermes en ville, qui se tient du 9 au 13 septembre, à Montréal, et dont il est porte-parole.
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Plus de doute: Montréal, avec plus de 80 fermes urbaines, est la capitale mondiale de l’agriculture urbaine. Grâce à un écosystème unique et dynamique où fermes urbaines et restaurants collaborent au quotidien, la ville peut servir une gastronomie hyperlocale, créative et innovante. Dans l’assiette d’Antonin, et de bien d’autres chefs, se dévoilent des récits inédits d’expérimentation gourmande.

agriculture urbaine Le chef Antonin Mousseau-Rivard | Photo: La journaliste

Vive les produits locaux!

«La beauté de l’agriculture urbaine, c’est de pouvoir dire à nos clients que les micropousses, les légumes, les champignons gourmets ou même l’omble chevalier que je leur sers ont été produits à quelques kilomètres d’ici et livrés à vélo», souligne avec enthousiasme le réputé chef du resto Le Mousso, qui a fermé ses portes en août 2026. Il poursuit: «On est plus proches de notre agriculture qu’on le pense!»

L’agriculture en ville répond au besoin de nourrir la population en végétaux ultrafrais et produits en circuit court, de façon écoresponsable, lancent les agriculteurs urbains Gabriel Roy Doyon et Guillaume Dagher, derrière Redfroglab, une entreprise de production agricole urbaine et modulaire qui se spécialise dans les micropousses et les champignons. «On revalorise du même coup des endroits et des zones sous-utilisés», ajoute Guillaume, en précisant que plusieurs fermes urbaines sont installées dans d’anciens entrepôts ou même sur le toit d’immeubles.

Le désir commun de ces collaborateurs de longue date? Être des «dynamiseurs de produits locaux» en faisant connaître et en rendant accessible la grande variété de produits (poisson, fruits et légumes, fines herbes, miel, œufs…) issus de l’agriculture urbaine montréalaise. Leur mission est de donner envie à tout le monde de mettre un peu plus de Montréal dans son assiette.

agriculture urbaine Gabriel Roy Doyon et Guillaume Dagher, de Redfroglab.

Folie partagée

L’un des grands avantages de l’agriculture urbaine, c’est la proximité entre le lieu de production des aliments et les restaurants. «Comme on peut livrer rapidement notre produit, sa fraîcheur est maximale et sa valeur nutritionnelle, très élevée», note Gabriel, qui a l’impression de participer, à sa manière, à quelque chose de bien plus grand.

«La restauration est un moteur de « création culturelle » au Québec, croit Gabriel. On a un profond attachement avec le bien-manger, le bien-boire et le fait d’être bien servi. Chaque resto fabrique son petit univers. La proximité avec notre clientèle de restaurateurs nous permet de créer une relation en phase avec leurs besoins.» Tout ça contribue à forger l’identité de la gastronomie locale.

«Antonin adhère à notre mission: quand il achète des produits chez nous, il achète notre vision et notre passion. C’est une symbiose synergétique: du produit au restaurateur, puis au client, cet amour-là se ressent.»
Gabriel Roy Doyon, Redfroglab

Antonin tient le même discours que ses complices. «Ça prend des fous pour se lancer en restauration, et ça prend des fous pour démarrer une ferme urbaine. On est tous des passionnés», dit-il. Il souligne que le public québécois fait aussi partie de l’équation: «L’attachement envers le produit local n’est pas quelque chose qu’on voit partout dans le monde! [Les Québécois] préfèrent manger les produits d’ici, même s’ils sont différents!»

L’oxalis: figure de cas

Les agriculteurs urbains carburent aux défis. Lorsqu’un restaurateur leur demande de produire un aliment bien particulier en exclusivité, ils sautent sur l’occasion de faire briller leur savoir-faire. C’est ainsi que le trio créatif – Antonin, Gabriel et Guillaume – a participé à la démocratisation en restauration de l’oxalis des bois, surnommée la petite oseille, une petite plante herbacée aux arômes citronnés.

«En 2021, à la demande d’Antonin, je suis allé chez sa mère, Katerine, pour récolter les semences d’un plant d’oxalis des bois qu’elle avait dans sa cour dans le but de le faire pousser de façon commerciale. On a dupliqué la plante et on l’entretient depuis six ans», raconte Guillaume. Maintenant, plusieurs restaurants peuvent également en profiter.

Cette histoire est loin d’être unique. «De nombreux restaurateurs sont des pionniers de nouvelles variétés de produits», souligne Gabriel. C’est de cette façon qu’on démocratise l’agriculture urbaine, une fleur comestible, un champignon ou une herbe à la fois.

Cette collaboration entre producteurs et restaurateurs est d’ailleurs au cœur de l’événement Fermes en ville (voir encadré). Une vingtaine de chefs montréalais y proposeront des créations exclusives et mettant en valeur les récoltes des fermes urbaines dans le cadre des Vitrines, notamment au Toqué!, au Rosélys et au Anémone.

Polpette de crinière de lion avec aïoli aux câpres préparée par le restaurant Graziella lors de l'édition 2025 de Fermes en ville. agriculture urbaine

Fermes en ville 2026

PME MTL Centre-Ouest a créé Fermes en ville en 2025 en collaboration avec La Table Ronde et le Laboratoire sur l’agriculture urbaine. L’événement est rendu possible notamment grâce au soutien financier du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ). Du 9 au 13 septembre, vous pouvez participer à de nombreuses activités permettant de découvrir et de goûter l’agriculture urbaine montréalaise, dont le fameux banquet 100% urbain du chef Antonin Mousseau-Rivard. Lors de cette expérience gastronomique unique à Montréal, chaque assiette mettra en valeur des ingrédients cultivés dans un rayon de trois kilomètres de l’esplanade Louvain, au District Central.

Consulter la programmation de Fermes en ville
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