Rôtisserie St-Hubert: pionnière en affaires - Caribou

Rôtisserie St-Hubert: pionnière en affaires

Publié le

19 mai 2026

Texte de

Virginie Landry

Photos

La Presse / Archives BAnQ

Depuis l’ouverture de la première Rôtisserie St-Hubert en 1951 par Hélène et René Léger sur la rue Saint-Hubert à Montréal, la marque s’est réellement imposée comme fleuron de la restauration québécoise avec ses assiettes de poulet rôti, son petit pain grillé et sa fameuse salade de chou (crémeuse ou traditionnelle?). Des recettes gagnantes multipliées des centaines de fois chez ses nombreux franchisés.
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Depuis l’ouverture de la première Rôtisserie St-Hubert en 1951 par Hélène et René Léger sur la rue Saint-Hubert à Montréal, la marque s’est réellement imposée comme fleuron de la restauration québécoise avec ses assiettes de poulet rôti, son petit pain grillé et sa fameuse salade de chou (crémeuse ou traditionnelle?). Des recettes gagnantes multipliées des centaines de fois chez ses nombreux franchisés.
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Dans cette série, Caribou s’intéresse aux franchises en restauration, à leur place dans le paysage de la restauration québécoise et à la trace indélébile qu’elles laissent sur la culture culinaire locale.

Aujourd’hui, on ne compte pas moins de 124 succursales St-Hubert réparties au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick. Si la chaîne fut pionnière dans le modèle de franchisé en restauration au Québec, il faut savoir que la chaîne n’a commencé à se développer sous ce modèle d’affaires qu’en 1967 avec une simple idée lancée lors d’un party de famille.

L’instinct d’entrepreneur

Alors que le succès montréalais de la Rôtisserie St-Hubert ne s’essouffle pas, René Léger offre à ses neveux Marcel et Claude Martin d’ouvrir un St-Hubert à Québec. «Ce n’étaient pas des gens de restauration, ils ont quitté leur emploi pour partir ce premier comptoir de livraison», raconte Jean Martin, le fils de Marcel et aujourd’hui copropriétaire du Groupe Martin. Cette entreprise familiale, des franchisés St-Hubert de deuxième génération, possède actuellement 11 franchises St-Hubert, «bientôt peut-être 12».

«À l’époque, mon père (qui était auparavant collecteur de fonds pour un concessionnaire automobile) allait à Montréal pour apprendre à cuire le poulet alors que mon oncle (ancien directeur des ventes) apprenait à opérer une franchise», se souvient Jean qui les décrit comme de fiers leaders et des entrepreneurs dans l’âme.

«Pour avoir une franchise St-Hubert, il faut savoir exploiter un restaurant, servir la clientèle chaleureusement et bien faire cuire le poulet.»
Jean Martin

A-t-il toujours su qu’il suivrait un jour les traces de son paternel? «Mon père et mon oncle ne nous ont jamais imposé (à mon frère et mon cousin, les autres copropriétaires du Groupe Martin) de travailler dans St-Hubert avec eux. C’étaient des gens positifs et quand ils revenaient à la maison, je n’entendais que du bien à propos de leur emploi. Si mon père était heureux, pourquoi je ne le serais pas aussi?»

Franchisé et fier de l’être

Jean Martin est catégorique: la relation franchiseur/franchisé «a toujours été la force des restos St-Hubert», puisque les propriétaires sont «capables de donner leur opinion et partager leurs idées». D’ailleurs, il fait remarquer que le concept de «Resto-bar St-Hub» inauguré dans les années 1990, soit une salle à manger 18 ans et plus à l’ambiance lounge, était une idée d’un franchisé!

«Je crois vraiment que quelqu’un qui veut investir en restauration, c’est mieux les franchises. Certes, tu n’es peut-être pas la saveur du mois, mais tu vas perdurer.»
Jean Martin
Hélène Léger, cofondatrice de Rôtisserie St-Hubert

C’est, selon lui, le critère le plus important quand vient le temps de choisir quelle franchise de restauration un entrepreneur veut ouvrir. «Il faut que tu sois fier de ta bannière et être capable de transmettre ça à tes employés».

Ensuite, il est attendu des franchisés préalablement formés de livrer un produit de qualité et uniforme d’une succursale à l’autre. «La spécificité de St-Hubert, c’est que la poitrine de poulet est la même d’un bout à l’autre de la province. On peut toujours s’attendre à la même qualité de produit et de service.»

«Quand tu crois à la business [du franchiseur], je pense que tu peux faire un bon bout de chemin [en tant que franchisé].»
Jean Martin

À son avis, c’est cette constance qui assure le succès du modèle des franchises depuis autant d’années. «Il y a tellement d’offres en restauration, déclare Jean Martin. Quand les clients choisissent un endroit où manger, c’est une question d’attentes. Lorsqu’ils viennent chez St-Hubert, ils s’attendent à être servis rapidement et à manger un repas de qualité dans un resto propre», que ce soit à Montréal, à Gaspé, à Sept-Îles, à Roberval ou à Mont-Laurier.

Les tendances alimentaires viennent et passent, mais «St-Hubert sera toujours St-Hubert», assure Jean Martin.

En chiffres

Selon des statistiques publiées en 2022 par le Conseil québécois de la franchise:

  • 23% – pourcentage que représente le secteur de la restauration dans le réseau de franchise québécois;
  • 5477 – nombre de restaurants franchisés au Québec;
  • 3200 – nombre de restaurants franchisés au Québec dans le sous-secteur de la restauration rapide;
  • 9,8% – pourcentage du chiffre d’affaires total des franchises au Québec appartient au secteur de la restauration;
  • 4/10 – nombre de commerces qui sont en franchises au Québec versus en indépendant;
  • +7,5% – augmentation du nombre d’employés franchisés en restauration au Québec entre 2022 et 2024.

Ligne du temps des franchisés au Québec en restauration

Voici certaines des enseignes franchisées ayant marqué le paysage de la restauration au cours des dernières années.

  • Rôtisserie St-Hubert – 1951 (Montréal)
  • La Belle Province – 1967 (Montréal)
  • Toujours Mikes – 1967 (Montréal) – première franchise 1972
  • Pacini – 1980 (Sainte-Foy) – première franchise 1980
  • La Piazzetta – 1989 (Québec) – première franchise 1991
  • Cora – 1987 (Montréal) – première franchise 1994
  • Rôtisserie Scores – 1995 (Montréal)

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