— Quelles sont les qualités d’un bon franchiseur, à ton avis?
Je pense que je suis une franchiseur qui laisse beaucoup de libertés à mes franchisées. Elles ont des désirs, des attentes et des réalités différentes et de mon côté, je les accueille sans jugement et avec ouverture même dans leurs idées les plus folles. Par exemple, la succursale de Chicoutimi installera sous peu un «bar à charms» dans sa salle à manger. C’est ce qui fait notre succès, je crois.
Un franchiseur doit être constamment en mode solution: on s’occupe des calculs de cost, de création des menus, de la réalisation de recettes, de magasinage de produits, de faire de bons deals. Faut coordonner tout le monde en même temps et moi, j’ai des franchisées un peu partout au Québec!
— Et en retour, on s’attend à quoi de ses franchisés?
Les franchisés sont des entrepreneurs accompagnés, ils veulent savoir qu’on est là pour les appuyer. Bien qu’on soit en train de passer la barrière du cinq ans pour toutes mes franchises, je dois avouer que ç’a été dur. Tout a augmenté dans les dernières années: les taux d’intérêt, le prix des matières premières…
C’est pour ça que pour être franchisé, tu dois y mettre le même cœur, la même volonté, la même passion que si tu ouvrais ton restaurant en tant qu’indépendant. Tu dois aimer ta marque pour vrai, tu dois avoir envie de faire la faire rayonner et de la faire croître.