Équipement québécois en cuisine: trois entreprises à découvrir - Caribou

S’équiper québécois en cuisine: trois entreprises à découvrir

Publié le

27 juin 2026

Texte de

Virginie Landry

Vous déménagez ou avez envie de renouveau dans votre cuisine et cherchez à remplir tiroirs, armoires et comptoirs d’accessoires québécois? S’il n’y a pas de réfrigérateur, de micro-ondes ou de lave-vaisselle faits ici, sachez qu’il est cependant tout à fait possible d’opter pour des produits locaux pour une foule d’articles de cuisine du quotidien.
équipement québécois
Vous déménagez ou avez envie de renouveau dans votre cuisine et cherchez à remplir tiroirs, armoires et comptoirs d’accessoires québécois? S’il n’y a pas de réfrigérateur, de micro-ondes ou de lave-vaisselle faits ici, sachez qu’il est cependant tout à fait possible d’opter pour des produits locaux pour une foule d’articles de cuisine du quotidien.
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Starfrit: pour de petit appareils électriques, des batteries de cuisine et divers outils

Starfrit est l’une des nombreuses marques (dont les batteries de cuisine The Rock et les plats hermétiques LocknLock) de l’entreprise québécoise Les Promotions Atlantiques, fondée en 1965 par Jacques Gatien. Les premiers produits lancés sous cette bannière —leur hachoir rotatif et le coupe-frites —sont apparus en 1985. Depuis, on ne compte plus les produits innovants (mandolines, éplucheur, marmites, miniélectros) mis en marché par la compagnie toujours basée à Longueuil.

«Sur un catalogue d’environ 750 produits, au moins 600 sont conçus ici par nos designers», explique Patriq Chénier, spécialiste du marketing numérique chez Starfrit. Il concède que la majorité des produits sont fabriqués en Asie— «nous n’avons pas les infrastructures pour le faire au Québec» —sauf quelques exceptions, comme les planches en bois (100 % Québec) et la gamme faite d’aluminium canadien.

Au fait des tendances du marché et toujours à l’affût des demandes des consommateurs québécois, Starfrit lance fréquemment de nouveaux gadgets de cuisine et conçoit également les populaires produits Ricardo. «Souvent, leur équipe nous donne un défi de conception, comme le fameux four à pizza. C’était leur idée!» explique Patriq Chénier.

À son avis, si les consommateurs ne doivent se procurer qu’un seul produit Starfrit afin de commencer à s’outiller le plus local possible, c’est leur fameux ouvre-boîte «Little Beaver». Un indispensable!

Équipement québécois Photos: Julie Houde Audet
Équipemen québécois Nouveau mortier à épices d'Arbol.

Arbol Cuisine: pour une planche à découper en bois, des ustensiles et des moulins à épices

«On excelle dans le domaine des arts de la table au Québec, le métier d’art est ancré en nous», lance avec enthousiasme Stéphane Dumont, l’ébéniste derrière la marque Arbol Cuisine. À Rivière-Ouelle, dans la région du Kamouraska, il conçoit des accessoires de cuisine faits à la main de bois local depuis 20 ans déjà.

«“Trippeux” de bois, de design et de bouffe», Stéphane Dumont réfléchit ses produits pour qu’ils soient aussi ergonomiques que stylés. Comme elles sont fabriquées à partir de matière première locale, ses créations reflètent également le territoire tout en étant mieux adaptées à l’utilisation qu’on en fait dans nos maisons. En effet, l’ébéniste explique qu’en travaillant le bois nord-américain (pour les planches à découper) ou le bois d’érable du Kamouraska (pour les moulins à épices dans lesquels on voit encore les trous d’entailles de chalumeau), le bois, déjà acclimaté à son environnement, a moins tendance à craquer qu’un bois exotique. C’est d’ailleurs avec ces deux produits qu’il suggère de commencer un trousseau local: des objets pratiques au style unique qu’on aime utiliser au quotidien.

Atelier Tréma: pour des assiettes, des bols et des tasses en céramique

Marie-Joël Turgeon croit que la beauté de l’achat local passe par le lien créé entre l’artisan et le client, «celui qui fait le produit et celui qui va l’utiliser». À l’Atelier Tréma, qu’elle a fondé en 2004 à Bedford, dans les Cantons-de-l’Est, la céramiste prend plaisir à questionner celles et ceux qui entrent dans sa boutique afin de les conseiller adéquatement.

«Personne ne mange pareil!» souligne-t-elle. C’est pourquoi elle recommande à quelqu’un qui commence sa collection de vaisselle québécoise d’y aller tout d’abord avec ses propres priorités: une tasse pour savourer le café du matin, un bol pour ses céréales préférées, un plat de présentation pour les grands soupers en famille. Dans le doute, on commence par une pièce qui fera de l’effet sur sa table… ou un huilier! C’est son meilleur vendeur: «Je ne finis jamais d’en faire ! Il s’offre si bien en cadeau!»

La ligne directrice des créations Atelier Tréma est l’intemporalité de l’esthétique afin que les clients puissent conserver longtemps leurs pièces favorites. Marie-Joël Turgeon insiste: au moment de servir, une belle assiette a plus d’effet en mettant pleinement en valeur la nourriture qu’on a préparée avec cœur. «[S’équiper québécois], ça peut coûter plus cher, mais il y a quelque chose de familier avec l’achat local. C’est le fun de manger dans une assiette que tu as choisie», croit-elle.

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