Soir de match au bar sportif - Caribou

Soir de match au bar sportif

Publié le

12 octobre 2026

Texte de

Virginie Landry

Alors que les Canadiens de Montréal rembarquent sur la glace pour une nouvelle saison, de nombreux restaurants de la province s’apprêtent à recevoir en masse les amateurs du Bleu-Blanc-Rouge pour une bonne bouffe, une bière froide et les matchs diffusés sur écrans géants. Parce que le deuxième meilleur endroit pour encourager nos Glorieux, après le Centre Bell, c’est au bar sportif.
Façade lacage
Alors que les Canadiens de Montréal rembarquent sur la glace pour une nouvelle saison, de nombreux restaurants de la province s’apprêtent à recevoir en masse les amateurs du Bleu-Blanc-Rouge pour une bonne bouffe, une bière froide et les matchs diffusés sur écrans géants. Parce que le deuxième meilleur endroit pour encourager nos Glorieux, après le Centre Bell, c’est au bar sportif.
publicité

Plusieurs considèrent le Legends Sports Bar, un restaurant fondé en 1979 à Long Beach en Californie par le footballeur Dennis Harrah, comme étant le tout premier bar sportif moderne: un endroit où manger et boire entre amis en regardant son équipe sportive préférée sur des télés (satellite, dans ce temps-là).

Au Québec, l’établissement qui a jeté les bases de cette tradition est «La Cage aux Sports», dont la première succursale, ouverte en 1984, se trouvait dans le Vieux-Montréal. À l’époque, les amateurs de hockey (femmes et familles incluses!) s’y regroupaient surtout les soirs de match Canadiens-Nordiques autour d’une bière et d’une assiette d’ailes de poulet.

«Ça a beaucoup changé, affirme Jean Bédard, président de La Cage depuis plus de 30 ans. Avant, quand on faisait notre budget annuel, on se demandait si les Canadiens iraient en séries éliminatoires. Aujourd’hui, on en est moins dépendants.»

En effet, les Québécois aiment encore la Sainte-Flanelle, mais plus que! «Grâce aux technologies en télédiffusion, ils ont maintenant accès à tous les autres sports (le soccer, le football, le baseball, le basketball, le tennis, le golf, etc.) et aux autres équipes», explique l’homme d’affaires.

Bar sportif Photo tirée de Facebook

Le bar idéal

À Québec, le Pub du Parvis réunit dans le quartier St-Roch les amateurs de sports depuis 2011. Émilie Bonesso, directrice du Groupe Brasseo (Pub Saint Patrick, Maison Livernois Distillerie, Villas Saint-Roch), confie que même si l’endroit est un bar sportif, il est avant tout considéré comme un pub de quartier. «On a une grosse clientèle régulière, on s’occupe du monde comme de nos amis. Des fois, on aurait le goût de mettre leur nom sur leur chaise!»

À son avis, ce qui fait de l’endroit un lieu prisé par les fans affamés, c’est son ambiance survoltée les soirs de match. «On mise sur l’énergie collective de l’endroit. On veut donner l’impression d’être assis dans les gradins.»

Jean Bédard, président de La Cage, en convient: il faut donner des raisons aux gens de sortir du confort de leur salon! Ça passe non seulement par un accueil sympathique et des murs placardés d’immenses télés, mais aussi, évidemment, par un menu qui vaut le détour.

«Avant, on avait des plats très simples de bar sportif. Maintenant, on est un restaurant à part entière.»
Jean Bédard

Bien manger

«Tout est fait maison», confirme le président de La Cage, qui avoue d’ailleurs être «gêné» de parler du menu des débuts: vinaigrettes en bouteilles de plastique, sauce à poutine en poudre, aliments congelés… Aujourd’hui, ce ne serait plus possible de prendre ces raccourcis, à son avis.

«La culture de la bonne nourriture a changé avec l’arrivée de l’internet et des réseaux sociaux, fait-il remarquer. Les gens sont plus informés, ils ont voyagé, ils ont été exposés à de la qualité. Quand j’étais jeune, on mangeait au resto sans se poser de questions.» La Cage mise dorénavant sur la fraîcheur des aliments et l’approvisionnement local, proposant pas moins de quatre nouveaux menus chaque année. «Avant, on ne le changeait qu’aux deux ou trois ans!», révèle Jean Bédard.

Malgré l’attrait pour la nouveauté, certaines icônes du menu de La Cage sont absolument intouchables (le maïs soufflé, le bloc d’oignons, les saucisses en pâte) bien que leur recette ait été améliorée avec de meilleurs ingrédients.

Au Pub du Parvis, c’est pareil: «le menu a évolué, mais ce qui sort toujours le plus, ce sont les classiques, comme les burgers, les nachos et les ailes de poulet», admet Émilie Bonesso qui dit ne jamais lésiner sur la générosité dans l’assiette. «Les amateurs de hockey veulent un gros burger, pas une salade verte!»

Bar sportif Photo tirée de Facebook
Bar sportif Photo tirée de Facebook

Ailleurs, comme ici

Au début du mois de septembre, La Cage a ouvert une nouvelle succursale à Londres, en Angleterre, avec pour but de faire vivre l’effervescence du bar sportif à la québécoise aux British qui iront y regarder la Premier League, le rugby ou la Formule 1, entre autres sports.

Sur le menu de La Cage Montreal’s Sports Brasserie située dans le chic quartier Kensington, on retrouve des classiques d’ici (le pop-corn, la poutine, les ailes et même de la Molson Canadian) ainsi que des incontournables de leur cuisine locale, comme le fish and chips, le fameux Sunday roast et même des déjeuners.

«Ce qui attire les Européens vers notre concept de brasserie sportive, c’est l’aspect chaleureux du service québécois, déclare Jean Bédard avec assurance. En Angleterre, le service est comme une option. Nous, on joue la carte de nos origines, on les assume à 100% et on en est fiers.»

publicité

Caribou x Le Devoir

Tous les articles

Plus de contenu pour vous nourrir