Les qualités de la pomme Orléans
En quoi la pomme Orléans se démarque-t-elle? «Elle est adaptée à notre climat nordique. Elle résiste bien au froid. Elle est aussi plus résistante aux maladies. Contrairement à la McIntosh, qui est populaire au Québec, elle est peu sensible à la tavelure», fait valoir l’hybrideur. Le pommier Orléans est donc avantageux parce qu’il est résistant, sain et il offre un bon rendement de fruits.
L’Orléans est une pomme tardive. On la cueille à Québec au cours de la deuxième semaine d’octobre. En plus d’avoir une robe aussi jolie qu’appétissante, cette pomme est croquante, juteuse, bien balancée en sucre et elle se conserve très longtemps. On peut la cueillir en octobre et la conserver jusqu’au printemps.
«Nous, on la mange naturelle», dit M. Mantha, en parlant des habitudes de consommation de la pomme Orléans de sa femme et de lui. L’agronome affirme que c’est une merveilleuse pomme à croquer. Elle ne s’oxyde pas rapidement, ce qui fait qu’il peut être intéressant de l’incorporer à une salade, par exemple.
Quand il pense à l’avenir de la pomme Orléans, l’agronome est optimiste: «On souhaite qu’elle devienne aussi populaire que la McIntosh!» Environ 750 000 pommes Orléans seront récoltées en 2026 et la production devrait franchir le million en 2027. La Maison de la pomme, une entreprise spécialisée dans la production et l’emballage de pommes à Frelighsburg, est le distributeur exclusif de la pomme Orléans. L’entreprise s’occupe de sa commercialisation auprès des grandes chaînes alimentaires. Cet automne, des pomme Orléans seront distribuées dans tous les Metro Mon Épicier, dans les Costco de Québec et de Rimouski ainsi qu’au Grand Marché de Québec.
Créer une nouvelle pomme est l’œuvre d’une vie. Comme cette démarche est longue et exigeante, c’est un projet unique dans une carrière.